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- Pour 10 €, vous pouvez acheter en
toute sécurité, les textes des
Pièces officielles. Dès réception du
règlement , vous recevrez par EMail les documents
ci-dessus:
- 1-ACTE DE BAPTÊME DE
Yves-Jean-Baptiste Delaunay, extrait des registres de la
paroisse du Fief-Sauvin. pour l'année 1725,
conservés aux archives du Maine-et-Loire, à
Angers
- 2-Motifs apportés par le
District de Fougères, le 23 juillet 1791, pour
supprimer la paroisse de Rillé.
- 3-Le District de Fougères
refuse au P. Delaunay l'Autorisation de
résider à Rillé.
- 4-Les Prêtres détenus
à la Trinité Exposent l'Etat de
détresse auquel ils sont
réduits.
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- Le pauvre-vieillard, en tout cas, fut bien
déçu dans son espoir et trouva une
existence peut-être encore plus misérable,
dans un pays ravagé par la guerre, sillonné
en tous sens par des colonnes mobiles, ou partout sa
qualité de prêtre réfractaire le
faisait traquer comme une bête fauve. Six mois
durant, M. Delaunay erra du Coglès au Bas-Marne,
cherchant vainement un refuge où il pût
vivre en sécurité. Il parvint même
à pénétrer dans Fougères,
où il eut le bonheur, de son propre aveu, de
pouvoir une fois célébrer la sainte messe.
A la longue, on le reconnut et,
- pour pouvoir gagner la prime de 100 livres promise
à qui ferait arrêter un prêtre, il se
trouva quelqu'un qui le dénonça. Le P.
Delaunay, fut arrêté dans un champ, entre
Romagné, Lécousse et Saint-Germain, a la
Pouardière, jadis propriété de
Rillé, au moment ou il récitait son
bréviaire.
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- Le 18 prairial an II (6 juin 1794), on l'interna
à Rennes à la prison de la Tour-Le Bat en
qualité d'insermenté sexagénaire en
rupture de ban venant de Fougères; puis, le 16
juillet suivant, on l'en fit sortir pour
l'incarcérer à la prison de la
Porte-Saint-Michel, qui servait vraiment d'antichambre
à la guillotine.
- Une maladie que fit alors le vieux
génovéfain retarda sa comparution devant le
Tribunal criminel. Ce ne fut que le 2 août de cette
année qu'il subit l'interrogatoire prescrit par la
loi. M. Guillotin de Corson, qui l'a analysé,
écrit " qu'il répondit à son juge
avec autant de fermeté que de prudence: il avoua
être sorti de lui-même du Mont-Saint-Michel
avoir passé huit jours à Antrain, puis
avoir plusieurs semaines erré en mendiant son
pain, mais il refusa de nommer les personnes qui
l'avaient assisté. Son interrogatoire
terminé, le Tribunal criminel le condamna à
la peine de mort en qualité de prêtre
réfractaire sexagénaire évadé
de prison, par conséquent en contravention avec 1
article premier de la Loi du 22 floréal an II (Cf.
p. 16), et par suite justiciable de la guillotine.
- Cette sentence fut rendue le 3 août 1794. Le
vénérable prieur de Rillé
Frère Yves-Jean-Baptiste Delaunay, la subit
courageusement le lendemain sur la place du Palais,
à l'âge de 70 ans, scellant de son sang une
existence tout entière consacrée à
Dieu et aux âmes.
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(1) Abbé TBBSVATIX, Histoire de la
Persécution en Bretagne, op. cit., I, 499
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